F6 – Activité physique et santé : une évidence… mais prudence !

Laurence Kern,

Enseignante Chercheuse HDR (Université Paris-Nanterre/UFR-STAPS)

Docteur en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, spécialité Psychologie, membre du laboratoire, LINP2-APSA, (Laboratoire Interdisciplinaire en Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Activité Physique, Santé et Apprentissages), Laboratoire EA 4430 CLIPSYD (Psychologie Clinique, Psychanalyse et Psychologie du Développement) Université Paris Nanterre. Maîtresse de Conférences des universités, affiliée à l’UFR STAPS (Unité de Formation et Recherche en Activités physiques et Sportives) de l’Université de Paris Nanterre. Responsable d’un master en Activité Physique Adaptée.

Ses recherches s’ancrent dans le champ des Activités Physiques, de la psychologie et de l’éducation. Grace à l’étude des déterminants psychosociologiques et les dimensions de la personnalité, cherche à mieux comprendre les comportements en lien avec la santé : d’un côté la sédentarité, et l’inactivité physique (concernent celles et ceux qui ne bougent pas assez ou pas du tout !), et de l’autre côté, travaille sur les comportements excessifs (dépendance à l’activité physique : celles et ceux qui en font trop).

La pratique de l’activité physique (AP) peut être comprise sur un continuum où les individus physiquement inactifs et les individus qui pratiquent de façon excessive représentent les deux extrémités. Au milieu de ce continuum se trouvent les personnes qui pratiquent une activité physique régulière à intensité modérée. Ce sont bien ces dernières qui « récoltent » des bénéfices pour leur santé. Dans la littérature de nombreuses publications abordent l’effet de l’AP sur la pathogenèse (prévention primaire) et sur le traitement de ces pathologies chroniques (prévention secondaire et tertiaire). Mais l’AP peut aussi être à risque, et de cela nous en parlons peu. Nous en parlons quand l’AP est absente (inactivité physique), mais rarement lorsqu’elle est pratiquée avec excès.

C’est bien là le sujet de cette présentation orale. Nous nous focaliserons uniquement sur un des risques qui est l’addiction au sport. Cette problématique sera abordée à travers trois controverses  : i) définitions et terminologie ; ii) addiction positive versus addiction négative ; iii) addiction primaire/secondaire.